Les rallyes de régularité: de Cannes à Sofia

Entre le mois d’avril et le mois de mai, je suis passé de simple spectateur à pilote dans un rallye automobile. En effet, j’ai assisté à l’arrivée du Tour Auto à Cannes et sa boucle nocturne avant de me lancer sur les routes de la Bulgarie au volant d’une Lada 2101 de 1972. Ces deux événements séparés et surtout la transition de l’un à l’autre m’ont laissé d’excellents souvenirs empreints de passion automobile que je tenais à partager.

Le Tour Auto est un événement extraordinaire. Si le tracé change d’année en année, une constante perdure: les voitures qui y participent sont toutes exceptionnelles! La première raison est simplement réglementaire. En effet, il faut que les automobiles aient participé au Tour de France Automobile entre 1951 et 1973, les carrosseries ont alors toutes les chances d’être magnifiques puisque ces années représentent l’âge d’or de la carrosserie avec leurs élégantes courbes aérodynamiques. Les yeux sont flattés lorsque défilent Ferrari 250GT, Porsche 904GT ou autre Ford GT40; mais les oreilles ne sont pas en reste lorsque les moteurs hurlent rageurs ou ronronnent simplement avec leur ralenti chaotique.

Toutes ces voitures sont là, à se battre sur les routes et circuits de France alors que l’appel de la spéculation les pousserait plutôt à rejoindre un écrin afin de ne pas risquer de les abîmer. Ce risque encouru par les participants ajoute à la rareté et la beauté de l’événement.

C’était à Cannes sur la croisette sous un soleil éclatant!

 

Quelques semaine plus tard, j’ai participé au Retro Rallye de Bulgarie (International Retro Rally Bulgaria) au volant d’une Lada 1200 de 1972. L’ambiance n’est pas aussi haut de gamme, mais je passe enfin de l’autre côté: je suis pilote dans un rallye de régularité en voiture de collection!

Nous sommes 35 équipages au départ dans des voitures très disparates, mais toutes d’avant 1986 comme le réglement l’impose. Je craque complètement pour la Porsche 911t – 901 et surtout l’opel GT. A l’inverse les Mercedes 200d me laissent de marbre, elles n’ont rien d’élégant à mes yeux.

 Abandonnés par notre camion-plateau qui aurait du transporter la Lada de Ruse (nord de la Bulgarie) à Sofia, je prends la route avec mon fidèle destrier communiste. Ces 350 kilomètres seront un excellent test de fiabilité. L’arrivée à Sofia quelques heures plus tard est presque décevante, le confort a été royal et la mécanique d’une robustesse à toute épreuve, pas de quoi faire un billet pour mon blog…

L’essentiel dans un rallye de régularité en voiture ancienne n’est pas (seulement) dans les voitures. L’entente pilote-copilote est primordial et trois jours de courses sauront la mettre à l’épreuve. La partie orientation et suivi du roadbook est vraiment drôle et prenante. L’ambiance d’entraide qui prime sur le classement est très honorable. Enfin les paysages que l’on peut découvrir le long du parcours sont magnifiques. Et puis quel panache pour cette petit Mini qui finira sur la première place du podium devant les Mercedes, une Dauphine et une Porsche!

Aussi je ne saurai que vous inciter à franchir le pas, je le conseille à tous mes amis qu’ils aient la passion de l’automobile ou pas. Et puis cela peut être aussi l’occasion de voyager: après tout, Sofia n’est qu’à trois heures d’avion.

 

Bonne route, bon voyage et à bientôt,

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